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Comment les chevaux expriment le stress

Un comportement anormal

La marche en stabulation entravée est la marche d’un cheval autour d’une stalle ou le long d’un mur de façon répétitive dans les deux sens. Le tissage, le ciselage, la mastication du bois, les coups de pied dans les murs  sont tous des signes de stress. Quand on apprend à connaître son cheval, on reste à l’affût de son moindre changement de comportement pour déceler des signes de stress.

Un baillement apparent

La plupart d’entre nous bâillent quand nous sommes fatigués. C’est la façon dont notre corps inhale un peu plus d’oxygène pour alimenter notre cerveau endormi. Les chevaux, cependant, ne bâillent pas pour la même raison, et ce n’est pas non plus un geste d’apaisement, comme chez les chiens. Une étude de l’Université de Guelph a révélé que le bâillement peut être un moyen pour un cheval de libérer des endorphines. C’est un signe de stress car quand il baille, il essaye de se libérer de toute forme d’anxiété.

Un bruitage dentaire

Certains chevaux grincent des dents en écurie, d’autres non. Le meulage des dents peut être un signe de stress physique ou physiologique. Si le cheval n’a pas d’autres problèmes dentaires, il est important de vérifier s’il ne souffre pas d’EGUS ou d’autres sources de douleur chronique ou de situations stressantes. Si tel est le cas, il ne faut pas hésiter à rassurer son cheval.

Une mauvaise attitude

De nombreux exemples de mauvais comportement à cheval peuvent être causés par le stress physiologique ou physique. Le stress peut s’exprimer par le patinage, la traction, l’essorage de la queue, le tronçonnage, l’élevage, le boulonnage.

ÉGUS

De nombreux chevaux de performance souffrent d’ulcères équins. Cela peut être en réponse à un horaire de spectacle stressant ou à d’autres formes d’anxiété. Le syndrome de l’ulcère gastrique équin est une cause fréquente de coliques et de réduction des performances chez les chevaux. En plus d’entraîner le stress, l’EGUS provoque une perte de poids résultant d’un manque d’appétit.

Une surproduction de fumier

Un cheval stressé peut produire de grandes quantités de fumier en peu de temps. Certains peuvent produire du fumier très liquide. Les chevaux urineront souvent s’ils sont stressés. S’ils ne peuvent pas se soulager parce qu’ils ne peuvent pas se détendre, par exemple dans une remorque ou lorsqu’ils sont montés, ils peuvent devenir plus nerveux.

Colique

Les symptômes de coliques peuvent être causés par le stress. Un nouveau compagnon de troupeau ou des changements de routine, que ce soit au niveau de l’éleveur ou du maréchal, peuvent suffire à provoquer des coliques chez certains chevaux. Le stress chronique peut entraîner la formation d’ÉGUS, ce qui, bien sûr, peut être mauvais pour votre équidé.

Une transpiration excessive

Comme le pouls et la respiration d’un cheval peuvent augmenter lorsqu’il est stressé, il peut commencer à transpirer (et à trembler). Le stress au travail a tendance à se manifester entre les jambes du cheval et sous la selle et peut éventuellement recouvrir tout son corps. Cela dépend de la dureté et de la durée du travail du cheval. Cependant, un cheval stressé peut transpirer par endroit. Les traces de sueur peuvent également montrer l’emplacement d’anciennes blessures. Il faut avoir un bon oeil pour déceler cela.

Un boulonnage de la nourriture

Un cheval inquiet boulonne souvent sa nourriture. Le boulonnage peut entraîner un étranglement. Cela peut se produire dans une stalle ou une remorque. En effet, si votre cheval se gave c’est inquiétant. Vous devrez tout de suite intervenir pour éviter que la situation ne s’envenime.

Un cheval qui mord

Certains chevaux expriment le stress en mordant des choses, des gens ou d’autres chevaux. Il ne faut pas que ça aille plus loin et que des personnes portent plaintes envers vous. En tant que propriétaire, c’est à vous de déceler le moindre changement de comportement de votre cheval.

Comment réduire le stress

Une grande partie du stress peut être soulagée en fournissant à votre cheval des heures de détente et d’amusement. Il faut le faire chevaucher à l’extérieur autant que possible. Cela signifie qu’il faut le solliciter fréquemment et lui donner accès à la nourriture, à l’eau et à la compagnie des autres chevaux. Il est plus difficile de remédier au stress du spectacle, mais il peut être utile de faire de l’exercice entre les spectacles.
Donnez aux chevaux le temps de s’acclimater à de nouvelles situations, comme de nouveaux compagnons de troupeau ou des emplacements de stalles. Faites de votre mieux pour donner aux chevaux dans les remorques un voyage tranquille. Il est presque impossible de prévenir tout stress, mais de bons soins de base devraient suffire.